Dragon Ball

Aujourd’hui, j’écoutais des épisodes de Dragon Ball Super… Je sais, c’est probablement la série qui est le plus loin de notre société contemporaine capitaliste occidentale… On pourrait alors me demander pourquoi je prends la peine d’en parler alors que je devrais écrire des blogs sur l’abrutissement de la masse en lien avec les cellulaires, sur l’actualité politique (on ne manque pas de nouvelles sensationnelles de ce côté ce temps si avec Trump…) ou encore de la façon dont on peut critiquer l’art contemporain qui n’est fait que pour être reproduit et qui n’a plus d' »aura »… et ce serait justifié.

Laissez-moi toutefois m’expliquer !

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Dragon Ball (honte à vous !), c’est principalement l’histoire de Goku, un extra-terrestre à apparence humaine parmi les derniers représentants de sa race de combattants exceptionnels qui s’est établi sur Terre suite à la destruction de sa planète natale (non, ce n’est pas Superman, même ça y ressemble beaucoup…). Tout au long de la série, on voit son évolution : il s’entraîne, augmente sa puissance, combat les adversaires toujours plus forts les uns que les autres et est considéré comme un héro par la suite.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une analogie à la philosophie américaine du « rêve américain ». Après tout, le rêve américain, c’est partir de rien, bâtir son propre succès et devenir fortuné avec une famille et un chien, etc. Dans Dragon Ball, on nous montre qu’en partant de rien, on peut persévérer, s’entraîner et devenir le plus fort dans l’univers (ou le plus fortuné en Amérique…). De plus, un peu comme les américains représentent le succès avec un modèle bien précis de l’homme qui a du succès, on nous montre Goku. Ce dernier est extraverti, il pense différemment des autres, il est heureux, insouciant, mais persévérant et il n’abandonne jamais. Bien évidemment, il réussi tout ce qu’il entreprend. Il travaille dure et ne connait l’échec que rarement et encore là, ce n’est qu’éphémère et ça lui sert de leçon afin qu’il revienne à la charge et réussisse « plus ». La principale différence est que dans Dragon Ball, Goku amasse de la puissance alors qu’en Amérique, c’est l’argent qui est important.

J’étais étonné au départ de voir la ressemblance entre le concept du rêve américain et, à y penser plus en profondeur, plusieurs animés japonais du type de Dragon Ball. Apparemment, la même philosophie est adoptée de nos jours par plusieurs nations.

Les fameux documentaires… (mis à jour : 22 mars 2017)

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Dans les domaines liés au divertissement, on doit plaire à tout le monde. Quand on dit tout le monde, on sous-entend évidemment plaire au plus petit dénominateur commun, c’est-à-dire que même le plus simplet des simplets doit pouvoir être en mesure d’apprécier le contenu ou, à tout du moins, de le comprendre afin de poser un jugement éclairé. C’est entre autres dut à cette caractéristique que l’on a maintenant des films d’action remplis d’effets spéciaux, d’explosions et de « CGI », lesquels rendent indubitablement les films attrayants visuellement, mais qui trop souvent viennent diluer le contenu principal, c’est-à-dire la trame narrative, le jeu d’acteur, la mise en contexte, l’alternance des plans, etc. Ce ne sont toutefois pas que les films d’actions qui sont à pointer du doigt. Les documentaires sont également teintés par cette tendance.

J’ai un exemple précis en tête : Dans le temps des fêtes, j’ai écouté un documentaire (je ne souviens malheureusement plus du nom) qui portait sur l’origine des réflexes du corps humain. La trame narrative était faite d’une façon très semblable à un film hollywoodien. On sentait bien l’intention de générer des émotions et une certaine tension. Ce n’est peut-être pas si grave selon certains, mais selon moi ce n’est pas l’intention que devrait avoir un documentaire. Dans ce genre de productions audiovisuelles devrait informer plutôt que divertir. Je comprends toutefois bien qu’il est possible d’informer tout en divertissant (il faut après tout capter l’attention du spectateur), mais il faut trouver le juste milieu sinon on se retrouve avec un résultat similaire à mon exemple sans nom mentionné plus tôt, c’est-à-dire une production où le contenu est négligé, mais le contenant est extravaguant, où l’information est secondaire et présentée comme un élément dramatique plutôt qu’un fait en ce sens que le résonnement est limité et qu’on ne mentionne pas de sources.

Puisque je ne me souviens plus du nom du documentaire, je ne peux que tenter de vous imager le contenu. Tout au long du visionnement, un modèle revenait sans cesse :

  1. Présentation d’un réflexe humain
  2. Explication de ce réflexe (avec beaucoup d’effets visuels distrayants)
  3. Théorie sur les origines de ce réflexe (sans explication, justification ou mention d’une source externe quelconque)

Je dois avouer que j’étais tout d’abord impressionné par la complexité des effets visuels lorsque je regardais ce documentaire. J’étais alors avec quelques membres de ma famille. Par la suite, je me suis attardé à écouter attentivement le contenu auditif, c’est-à-dire les faits présentés. J’ai alors réalisé que cela ne faisait aucun sens. Par exemple, on y expliquait que les poils qui se hérissent entre autres lorsqu’on a peur (la chaire de poule) sont un vestige de nos ancêtres animales qui gonflaient leur fourrure afin de paraître plus impressionnant lorsqu’ils se sentaient menacés. Cela semble aux premiers égards une déduction logique, plausible et potentiellement scientifique. Toutefois, c’était également le cas lorsqu’on croyait que la Terre était au centre de l’univers en justifiant que le soleil tourne autour de la planète ou lorsqu’on croyait que le ciel était bleu alors qu’on ne perçoit en fait qu’une partie du spectre lumineux émanant du soleil qui nous donne l’illusion qu’il est bleu. Mon point ici n’est pas de prouver que toutes les informations contenues dans ce documentaire étaient fausses, mais de critiquer la façon dont les faits sont présentés. Peu importe l’hypothèse ou la théorie ou à quel point elle peut paraître logique aux premiers abords, il faut montrer ses sources et tenter d’expliquer autrement que par une première déduction logique sa véracité. Sinon, il est beaucoup trop facile d’exploiter la crédulité des gens et de propager des idées et des idéaux au sein de la population. Pensons… à… T… Tr… Trum… Bref, vous avez sûrement compris à qui je faisais référence. Tentez également de remarquer la prochaine fois que quelqu’un vous balance un fait par la tête, demandez-lui où il a prit son information. De mon côté, la plupart du temps je me fais répondre que cela provient « d’un post facebook » ou de sites dans le genre de BuzzFeed.

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Si vous le désirez, répondez-moi dans les commentaires les sources les plus fréquentes qui vous sont nommées.

Netflix (mis à jour : 22 mars 2017)

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Qui a encore le câble ou le satellite aujourd’hui ? Il est certain que beaucoup de gens regardent encore la « télévision » comme on l’entend traditionnellement, mais la portion de gens qui dépendent totalement d’Internet pour se divertir grandit de jours en jours. De ce fait, la part de gens regardant Netflix plutôt que la télévision quotidiennement grandit aussi de façon exponentielle : En 2016, l’entreprise termine sa dixième année avec 93,8 millions d’abonnés, dont plus de la moitié aux États-Unis.

En regardant Netflix via internet plutôt qu’une émission de télévision diffusée plus traditionnellement, c’est-à-dire par câble, satellite, ou tout autre moyen, notre comportement est influencé. Il n’y a pas si longtemps, regarder la télévision était encore une activité commune en ce sens qu’on se rassemblait, soit en famille ou entre amis, et qu’on regardait ensemble une émission diffusée à une heure précise. De ce fait, il fallait planifier du temps afin de pouvoir écouter l’émission. Il fallait avoir une certaine patience et attendre parfois toute une semaine jusqu’à ce qu’arrive le moment où l’on pouvait finalement regarder notre émission préférée. Avec Netflix, il n’y a plus de plages horaire et on peut désormais regarder nos émissions sur plusieurs dispositifs différents : télévision, ordinateur, téléphone, tablette, etc. En d’autres mots, on a maintenant Netflix dans notre poche si on a un dispositif mobile. De ce fait, nous n’avons plus à être patient d’aucune façon. Principalement pour les mêmes raisons, ce n’est généralement plus une activité familiale, mais plutôt individuelle et souvent quotidienne.

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Un autre changement radical avec Netflix, c’est l’abondance du contenu. En payant un simple abonnement d’une vingtaine de dollars par mois, on a maintenant accès à des centaines de séries (dont plus de 50 produites justement par Netflix) et tout autant de films. Ce sont toutefois les séries qui posent « problème » et qui influencent le plus notre comportement en tant que téléspectateur. Qui n’a jamais écouté une série en « rush », c’est-à-dire sur un très court laps de temps ? Je suis plus sûre que plusieurs se seront reconnu, moi le premier. Ce genre de comportement est toutefois inquiétant, car il brime la socialisation en isolant les individus devant leurs écrans (intentionnellement conjugué au pluriel) durant une période souvent beaucoup trop longue. De plus, sans entrer dans le sujet en profondeur, mentionnons que ces individus isolés durant l’écoute de séries sont plongés dans un monde virtuel qui tente d’inculquer à différents niveaux des valeurs et comportements qui diffèrent de ceux de la société « réelle ».

Ma relation avec les Médias de Masse

Voici mon premier blog à vie. Et ce premier blog parlera de ma relation personnelle avec les médias de masse. Personnellement, je ne me suis jamais posé la question. Je n’y ai même jamais simplement pensé. Toutefois, je réalise que les médias de masse m’ont influencé tout au long de mon parcours de vie.

Depuis que je suis tout jeune, j’écoute la télévision pendant une grande partie de la journée. C’était toutefois rarement des nouvelles, mais plutôt souvent des dessins animés ou des séries. En allant à l’école en l’autobus ou encore en se rendant plus tard au travail en voiture, la radio est toujours allumée. De ce fait, ce média m’a probablement beaucoup plus informé que la télévision. Je dirais que la télévision me servait de divertissement et influençait en quelque sorte mon comportement de tous les jours en m’inculquant des façons de parler ou d’agir diverses tandis que la radio m’informait et me fournissait parfois des sujets de conservations et des inquiétudes, tout dépendant du type d’informations qui y était propagé.

À l’âge adulte, j’écoute toujours aussi souvent la radio, mais les bulletins de nouvelles y sont plus rare, il s’agit plutôt de sketchs et de chroniques humoristiques. Son rôle devient plutôt comme celui que la télévision opérait auparavant, c’est-à-dire un divertissement sans réflexion apparente lié à son contenu. Je n’ai plus la télévision depuis maintenant quelques années. Je dépend entièrement de l’internet pour m’informer et me divertir à l’aide de films ou de séries. Le média de masse qu’est l’internet est devenu une sorte de béquille à mon égard en ce sens que je dépends de lui. Il me permet de trouver une information importante sur un sujet qui me tient à cœur ou encore de communiquer avec un membre de ma famille que je n’ai pas vu depuis longtemps. Il me permet de me divertir, de m’informer et de socialiser (en quelque sorte). Je suis cependant conscient que sans cette plateforme, je serais bien déboussolé. Mon mode de vie serait bouleversé. C’est pourquoi je l’appelle « béquille ».